Stimulation cognitive
par l'Aide au Développement de l'Imaginaire
En cette époque d’attrition cognitive généralisée, d’algorithmes et d’intelligence artificielle, nous pouvons vous aider à retrouver la pleine utilisation de votre cerveau en le stimulant et en développant votre capacité à imaginer, compétence reconnue aujourd’hui comme fondamentale pour la cognition humaine, la créativité, l’apprentissage et même l’équilibre psychique.
Après une évaluation initiale et si besoin, nous accompagnons enfants, adolescents ou adultes à travers des exercices pour stimuler l’Imagination, l’attention, la confiance et la créativité.
La première séance est au prix de 20€ et permet de dresser votre profil d'utilisation de votre imaginaire. Elle dure entre 15 et 20 minutes.
Les séances de stimulation ADI sont ensuite adaptées à votre profil spécifique et durent entre 40 et 45 minutes au prix de 35€.
Sur rendez-vous uniquement, au 46 avenue de la France Libre à Quimper ou en séance virtuelle sur Teams.
LA STIMULATION ADI, QU'EST-CE QUE C'EST ?
C’est une technique de stimulation du cerveau s’appuyant sur des exercices simples pour réveiller, enrichir et libérer l’imagination. ADI signifiant aide au développement de l’imagination.
Pourquoi ? Parce que depuis 2009, les recherches scientifiques en neurologie ont permis de découvrir que l’imagination fait travailler pratiquement tout le cerveau.
La stimulation ADI a été conçue à partir des travaux de deux philosophes experts dans ce domaine :
- Théodule-Armand Ribot, avec son ouvrage publié en 1900 sur l’imagination créatrice
- Gaston Bachelard avec ses ouvrages sur l’imagination publiés entre 1942 et 1948
J’appelle toutefois votre attention sur le fait que la stimulation cognitive ADI n’est pas une thérapie mais un développement de compétences.
Pour vous la présenter, j’aborderai dans une première partie les dangers actuels auxquels nos cerveaux sont confrontés puis je vous parlerai de l’Imagination et de ses mécanismes avant de vous décrire, dans ma troisième partie, comment se déroule une séance de stimulation ADI.
1- Les dangers actuels pour notre cerveau
Nous sommes actuellement confrontés à une crise majeure de l’attention et de la cognition (travail cérébral) : l’explosion de l’information disponible et des réseaux sociaux créée une concurrence extrêmement forte pour capter notre « temps de cerveau disponible ».
A- Notre temps cognitif : valeur et vulnérabilité
La technologie et la science ont libéré beaucoup de temps de cerveau disponible en réduisant les tâches manuelles et matérielles. Ainsi depuis 1975, selon l’Insee, le temps de travail annuel a baissé de 350 heures ce qui signifie que sur toute une vie 80 ans nous avons récupéré environ 28 000 heures rien qu’avec la baisse du temps de travail.
Ce temps libéré est un trésor qui est malheureusement aujourd’hui exposé à l’explosion des NTIC qui a conduit à une augmentation sensible du temps passé devant les écrans. Ces mêmes écrans qui nous proposent toujours plus de contenus faisant appel à nos biais cognitifs, principalement la peur (exemple des séries policières), pour capter notre attention puis la conserver via les algorithmes qui, eux, nous proposent en permanence d’autres contenus en lien avec ceux qui ont déjà réussi à nous intéresser.
Nous nous retrouvons donc piégés intellectuellement dans une « bulle » avec des contenus qui nous sont séduisants mais aussi souvent simplistes et émotionnels pour être sûrs de nous faire réagir sans trop d’efforts intellectuels à fournir, ce qui est un autre biais cognitif, celui du moindre effort. La sollicitation de ces biais cognitifs, ces paresses instinctives du cerveau, est d’une redoutable efficacité sur un « marché de l’attention », ou marché cognitif, qui est aujourd’hui dérégulé et aux mains de sociétés privées, guidées par le profit via les abonnements ou la publicité.
B- Le marché de l’attention et la concurrence des idées
Aujourd’hui toutes les idées disposent de la même valeur sur le marché de l’attention grâce à la formidable caisse de résonance que représente Internet. A un tel point que l’essayiste Alain Bauer parle de « disparition de la Vérité ». Selon lui, depuis le covid pendant lequel des médecins et scientifiques se sont joyeusement écharpés sur les différents plateaux de télévision, même la science ne bénéficie plus de l’aura de sérieux qu’elle avait jusque là. Chacun a désormais un paradigme qui lui est propre et qu’il peut entretenir à loisir avec Internet.
Dans ce marché de l’attention, la facilité, l’émotion, le sensationnalisme et la simplicité ont souvent un avantage compétitif parce qu’ils captent plus facilement l’attention des utilisateurs.
Résultat : tout devient important de la même façon, ce qui entraîne une fragmentation et une dispersion de l’attention dont le « scrolling » est la forme la plus actuelle. C’est la confusion généralisée.
C- Notre cerveau face à cette confusion généralisée
La surcharge informationnelle ne nous rend pas plus intelligent, au contraire. Par design, elle exacerbe nos biais cognitifs, notre impulsivité et nos réactions immédiates, souvent émotionnelles plutôt que rationnelles.
Le cerveau, sollicité en permanence, devient « accro » par peur de rater quelque chose d’important. Il en résulte une dépendance et une vulnérabilité à la désinformation et à la manipulation individuelle et collective.
Cela n’est pas sans conséquences sur la santé mentale. Ainsi les réseaux sociaux génèrent de la dépression, de l’anxiété et de l’isolement. Une étude de l’Inserm et des hôpitaux de Paris montre une augmentation d’environ 590000 cas supplémentaire de dépression chez les jeunes entre 1990 et 2012. 7 jeunes adultes sur 10 disent désormais avoir des problèmes d’anxiété liés à leur utilisation des réseaux sociaux. Tout cela aux dépens de notre capacité à imaginer.
2- L’imagination et son fonctionnement cognitif
A- Définition de l’imagination
Il en existe plusieurs, aussi avons-nous choisi celle de Théodule Ribot dans son livre sur l’imagination créatrice qui date de 1900. selon lui, il y a deux sortes d’imagination : la reproductrice qui recrée ce qui existe déjà et s’appuie sur la mémoire ET la créatrice qui combine d’une manière originale les images et sensations emmagasinées dans le cerveau.
Exemple : si je vous demande d’imaginer le château de Trévarez et de me le décrire, vous allez vous appuyer sur vos souvenirs du dit-château, c’est l’imagination reproductrice. Ensuite si je vous demande d’imaginer un monde original où les dragons et la magie existent, vous n’allez pas pouvoir vous baser sur vos souvenirs puisqu’il doit être original. Vous allez devoir combiner des parcelles de souvenirs de choses réelles ou imaginaires et les agencer conformément à la réponse que vous souhaiterez faire. C’est l’imagination créatrice à laquelle nous allons nous intéresser.
Cette dernière peut se subdiviser en plusieurs sous-catégories, celle d’un auteur de Sf n’étant pas la même que celle d’un technicien cherchant à inventer une nouvelle machine.
B- Comment cela se traduit-il dans le cerveau ?
L’imagination ne créée jamais à partir de rien. Ainsi un aveugle de naissance ne peut-il pas imaginer la lumière puisqu’il n’en a jamais vue. L’imagination réutilise des souvenirs ou des bribes de souvenirs donc elle va chercher dans la mémoire, mais elle active également des émotions réelles et elle effectue des opérations cognitives complexes. Le cerveau réactive donc des fragments de souvenir (images, sensations, affect), puis il les désassemble et les recombine en nouvelles configurations.
Physiquement les zones cérébrales suivantes sont sollicitées :
- l’hippocampe (mémoire et scènes mentales, ce que nous venons de voir)
- l’amygdale (émotions) L’imagination permet aussi de ressentir des émotions sans danger. Mais ces émotions sont réelles neurologiquement. Il nous arrive ainsi de pleurer devant un film ou d’avoir peur. Dans le cerveau l’amygdale s’active comme lors d’un évènement vécu mais le cortex préfrontal s’active pour garder une distance mentale et rappeler que ce n’est pas vrai. Pour information, c’est le même processus cognitif qui s’active pour protéger psychologiquement en cas d’une agression dépassant l’imagination de la victime, on l’appelle dissociation ou distanciation et cela se produit souvent en cas d’agression violente. Enfin et non des moindres l’imagination permet l’empathie et réduit le risque d’agression comme celle qui vient encore d’avoir lieu entre un élève et sa professeure.
- le cortex pré-frontal (organisation et projection)
Toutes ces parties qui s’activent représentent le réseau du mode par défaut. Sa découverte en 2009 fut une conséquence inattendue d'études d'imagerie cérébrale dans lesquelles diverses tâches nouvelles, exigeantes en attention étaient comparées à un état de repos calme, soit les yeux fermés, soit avec une simple fixation visuelle. On a alors compris qu’au repos, plusieurs zones du cerveau étaient sollicitées. Actuellement, ces études de l'état de repos, jouent un rôle majeur dans l'étude du cerveau humain, tant en santé qu'en pathologie. Le réseau du mode par défaut est un élément central de ces travaux.
C- Les mécanismes de l’imagination
Selon M. RIBOT, l’imagination combine, comme nous venons de le voir, trois facteurs :
- le facteur mémoriel qui fait appel aux souvenirs avec l’hippocampe,
- le facteur cognitif pur pour analyser et assembler avec le cortex préfrontal
- et, troisième facteur, l’inspiration (constituée par : un besoin, un état émotionnel et une part d’inconscient) qui ne peut se déclencher que lorsque le cerveau est en mode par défaut et qui sollicite plusieurs zone cérébrales simultanément.
La méthode de stimulation ADI consiste donc à solliciter chacun de ces facteurs afin d’améliorer l’imagination.
3- La stimulation ADI
A- Travail sur les différents facteurs
Facteur mémoriel
Il va s’agir de travailler sur les souvenirs et d’en créer de nouveaux en alimentant le cerveau en images favorisant l’imagination ; des images permettant l’évasion et la rêverie. Ces images seront d’abord choisies pour correspondre aux goûts de la personne accompagnée.
Facteur cognitif
Cela va d’abord consister à faire travailler l’analyse et le raisonnement par des devinettes et des énigmes très simples pour « échauffer le cerveau » et solliciter l’imagination cohérente en début de séance. Puis l’analogie sera travaillée à son tour en proposant d’établir des liens imaginaires entre deux images choisies au hasard.
Facteur inspiration
Ce sera le cœur de chaque séance, une séquence d’imagination pure qui pourra se traduire par des historiettes, des évocations, des visualisations suggérées.
B- Un exemple de séance type de stimulation ADI
- Accueil (1 min),
- Devinettes et énigmes à résoudre comme échauffement cognitif (10 min),
- Liens à trouver entre deux images pour travailler l’analogie (2 min),
- Description d’une image choisie au hasard pour activer le mode par défaut du cerveau, (2 min)
- Imagination pure par suggestion ou à partir d’un support sollicitant un des cinq sens selon le profil ou le choix de la personne accompagnée (environ 30 min).
Les premières séances se font toujours selon les goûts du demandeur ou de la demandeuse puis nous abordons des thèmes qui lui seront inhabituels afin de faire sortir de la zone de confort.
C- Qui est concerné ?
Toute personne qui a envie de reprendre la main sur son imagination et de la développer. En outre, la stimulation ADI peut s’avérer très utile pour :
- Enfants ou adolescents surexposés aux écrans
- Adultes sentant leur imagination "rouillée"
- Professionnels créatifs en panne d'inspiration
- Parents voulant retrouver la capacité de jouer avec leurs enfants
- Personnes en transition cherchant à se réinventer
- Seniors voulant cultiver leur vie intérieure ou simplement entretenir leurs capacités cognitives
D- Qui n’est pas concerné ?
Toute personne souffrant d’un trouble psychologique temporaire ou chronique car si la stimulation cognitive est sans danger, elle nécessite cependant un cerveau qui réagit normalement. En aucun cas elle ne peut faire office de thérapie.
CONCLUSION :
Pourquoi stimuler son cerveau par l’imagination ? Parce que cela le fait travailler de la manière la plus agréable possible.
L’imagination est un remède contre cette apocalypse cognitive abordée en début d’exposé. Elle permet également de trouver des solutions et de se projeter dans l’avenir, compétence cruciale dans un monde que l’on s’évertue à nous décrire comme désespéré.
La stimulation cognitive ADI s’inscrit dans la lutte contre la surexposition aux écrans. Il ne s’agit en aucun cas de ne plus les utiliser mais de le faire de manière contrôlée et raisonnée afin de permettre à nos cerveaux de retrouver leurs pleines capacités face aux algorithmes et aux biais cognitifs.
Développer notre imagination nous permet de mieux vivre et, un peu paradoxalement, de mieux réfléchir. Aucun esprit critique ne peut surgir s’il n’y a pas d’abord l’imagination pour envisager une autre possibilité à ce qui nous est proposé.